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SALOME FAUC

ABOUT

Mon travail actuel est centré sur la pratique du dessin à l’encre de Chine, médium de prédilection pour son noir intense et sa rapidité de séchage.
Je travaille d’après des images mentales et l’urgence de les transcrire en tableau. Mais très vite le tableau, décevant, doit sortir du cadre et couvrir l’espace dans son entier, le saturer et convoquer le hors champ. Voilà pourquoi j’aime tant les installations et aspire, en abolissant l’écart entre l’oeuvre et le lieu, à ce que tout fasse corps. Celui qui regarde doit être alors enveloppé et en quelque sorte incorporé dans l’espace imaginaire créé.

Le motif végétal revient sans cesse dans mes compositions, car il convoque par sa nature même l’idée de profusion, tout en faisant surgir une atmosphère et un espace familiers dans la mémoire collective. Je dessine directement à même la feuille ou le mur, sans jamais faire de dessin préparatoire ou d'esquisse. Le chemin n’est donc pas linéaire. Et c’est la distorsion à l’oeuvre dans le geste de dessiner qui m’intéresse. La succession de lignes, plus ou moins épaisses, fait apparaître l’image et produit des traces qui nous indiquent sans ambiguïté « le fait main ».

Du reste le dessin de la performance est ce vers quoi je tends, engager tout mon corps dans l’acte de création. Je revendique absolument la place du geste dans l’acte de création, geste largement généré d’ailleurs par le choix du format.

C’est en interrogeant dans mon dessin, sa matière, sa concrétion, sa densité que je m’oriente vers l’installation.

Je plonge le regardeur dans la mémoire des arbres.

PORTFOLIO

MY WORK

Here are some of my latest work.
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La fleur voit - Odilon Redon

Novembre 2016 - Encre de Chine sur voilage
« Il y a des fleurs partout, pour qui veut bien voir » Matisse
Je travaille en ce moment sur du textile - des draps, des voilages- et fais des recherches de papiers peints sérigraphiés sur des rouleaux de papier non tissé. La sérigraphie est une technique dont le processus m’a d’emblée enchantée, autant pour l'implication physique qu'elle exige, que pour l'instantanéité, la rapidité, le multiple qui en découlent...
Pourtant, progressivement, je me suis mise à envisager le textile comme une épreuve paradoxale et terriblement tentante : passer du matériau rigide – panneaux de bois, murs – à une matière souple et peut-être même diaphane ! Passer de l’énergie d’un geste pictural ample et vigoureux sur grands formats à la précision méticuleuse et lente du tissage, de la broderie. Varier de tempo en changeant de support ! Dans cette création encore, la notion du décoratif est primordiale : est décoratif ce qui est expression, qui abandonne toute perspective et qui est tout entier en surface. Seul le support, la transparence permettant de voir au-delà, à travers le dessin, pose la question de la perspective.


Voici l'instant sous le feuillage

Décembre 2016 - Offset et peinture sur papier
Ici, je propose un fond s’apparentant à un paysage. Récusant son rôle conventionnel d’arrière plan il devient autonome, sujet. En effet, l’abandon du sujet central qui concentrait toute l’attention du regardeur m’intéresse. Pas de présence humaine a fortiori. Au lieu de cela je présente des fonds paysages qui tendent vers une forme d’abstraction.
Faire sortir le dessin de son univers immédiat et attendu, c’est ce qui a présidé à l’offset Voici l’instant sous le feuillage.
Mêler le fait main à un moyen d’impression, c’était aussi confronter la rigueur à la liberté du geste, le raffinement à quelque chose d’instinctif et même de primitif !
Mes travaux de recherche autour de la notion du décor, du papier peint, qu’il soit composé de formes simples en noir et blanc, dans une répétition jubilatoire, ou de formes plus complexes en couleurs riches et luxuriantes, visent non seulement à embellir une surface, quelle qu’elle soit, mais également à transformer l’impression spatiale du lieu.
En effet, s’il est clair que mon approche est guidée par un souci décoratif - l’importance du motif, tout comme le choix de la répétition, le disent clairement - le dispositif pictural rend également compte de mon goût pour la mise en scène et l’installation.
De fait, je me préoccupe toujours de la spatialisation et de l’interaction avec le spectateur.


Hic est locus patriae

Février à avril 2017 - Encre de Chine sérigraphie sur papier et bois
Je travaille en ce moment sur du textile - des draps, des voilages- et fais des recherches de papiers peints sérigraphiés sur des rouleaux de papier non tissé. La sérigraphie est une technique dont le processus m’a d’emblée enchantée, autant pour l'implication physique qu'elle exige, que pour l'instantanéité, la rapidité, le multiple qui en découlent...
Pourtant, progressivement, je me suis mise à envisager le textile comme une épreuve paradoxale et terriblement tentante : passer du matériau rigide – panneaux de bois, murs – à une matière souple et peut-être même diaphane ! Passer de l’énergie d’un geste pictural ample et vigoureux sur grands formats à la précision méticuleuse et lente du tissage, de la broderie. Varier de tempo en changeant de support !
Dans cette création encore, la notion du décoratif est primordiale : est décoratif ce qui est expression, qui abandonne toute perspective et qui est tout entier en surface. Seul le support, la transparence permettant de voir au-delà, à travers le dessin, pose la question de la perspective.


Je me souviens

Août 2017 - Encre de Chine sur mur
Parce que la peinture, le dessin sont aussi une écriture.
Et que pour moi, ce fut longtemps la seule écriture possible.
« L’ornement est une puissance d’abstraction, on est dans un autre espace » Christine Bucci Glucksmann
S’il est clair que mon approche est guidée par un souci décoratif - l’importance du motif, tout comme le choix de la répétition, le disent clairement - le dispositif pictural rend également compte de mon goût pour la mise en scène et l’installation.
Je me souviens des musées.
Un musée au bord de l’autoroute. Ou peut-être au bord d’une nationale.
Un musée où personne n’allait.
Chaque fois, mon père, ma sœur et moi y étions seuls.
Et je ne sais ce qui me fascinait le plus de la solitude du vieux monsieur qui le «tenait» ou du caractère factice, nécessairement kitsch de la reconstitution : une sorte de diorama géant sur la seconde guerre mondiale, dans son pur jus années 80. L’ensemble me faisait immédiatement basculer dans une autre temporalité, celle d’un temps révolu, abandonné, poignant, que le vieux monsieur incarnait plus encore que les traces collectées de la seconde guerre mondiale. Je pense trouver là l’origine de mon goût pour l’installation et la mise en espace immersive. Envelopper le regardeur dans un espace finalement imaginaire.
Je me souviens des théâtres.
J’allais beaucoup au théâtre.
J’ai passé mon enfance à écumer les théâtres et pourtant je n’ai jamais écouté aucune ligne, ni aucun vers d’aucun texte. Je me souviens de la tête de ma mère, consternée, qui comprenait que cette fois encore je n’avais rien suivi et n’avais pas la moindre idée des douleurs d’Andromaque, de Pyrrhus ou d’Oreste. Ce qui m’importait et pouvait me tenir concentrée les deux ou trois heures que durait le spectacle, c’était l’espace et tous ses « arrangements ».
Je ne savais rien de la scénographie mais j’occupais mentalement le moindre centimètre carré du dispositif scénique. C’était là mon lieu !
Je me souviens des cimetières.
J’ai toujours aimé les cimetières.
Petits et retirés du monde : celui de mes arrière arrière grands-parents –que je n’ai pas connus- et où j’allais trois fois l’an, curieuse des inscriptions à demi effacées sur les vieilles pierres, désinvolte entre les tombes où il n’y avait encore personne à pleurer pour moi.
Celui dominant la mer, battu par les vents et voué à disparaître dans l’effondrement de sa falaise. Poétique et sauvage : celui de Highgate aux sépultures et caveaux gothiques, envahi d’oiseaux et d’herbes folles.
Grands et monumentaux aussi : le cimetière du Père Lachaise, le cimetière monumental de Milan et ses visages de pierre qui font croire que les morts ne sont pas oubliés et toujours parmi nous.
Les traces, les merveilleuses traces.


Soleil - Filaments

Septembre 2017 - Encre de Chine sur mur


CV

CV

Fauc Salomé
Née le 23 mars 1993
salome.fauc@free.fr

Formation :
2016/2017 Obtention du DNSEP avec mention à l'ENSBA Lyon
2015/2016 Échange Erasmus à La Cambre à Bruxelles en section Dessin
2014/2015 Obtention du DNAP avec mention à l'ENSBA Lyon
2013/2014 Deuxième année à l'ENSBA Lyon
2012/2013 Première année à l'ENSBA Lyon
2011/2012 Année préparatoire aux grandes écoles d'art à l'Atelier de Sèvres

Expériences professionnelles :
A venir :
– Novembre 2017 : exposition à l'Espace Commines à Paris pour la Fondation Florence où, en plus de mes dessins exposés, je vais faire un mural de 16 mètres de long sur 4 mètres de hauteur.

Passées :
- Mars 2017 : stage avec l’artiste Julien Colombier, création des fresques pour les bureaux du cabinet de conseil Weave à Saint Lazare
- Juillet 2016 : stage avec l’artiste Julien Colombier, création des fresques pour le restaurant Le Klay en collaboration avec les architectes Toro et Liautard
- Février 2016 : stage avec l’artiste Pierre Roy Camille, montage de l’exposition Le Souvenir avec le Crépuscule à la galerie Maeght, participation au dessin in situ de l’exposition
- Juillet 2015 : montage de l'exposition Cinerama de Marc Bauer au FRAC de Marseille
- Avril 2015 : stage avec l'artiste Marc Bauer dans son atelier à Berlin (préparation, sélection, spatialisation de son exposition au FRAC de Marseille et sélection, numérisation et choix du support pour impression pour les vitrines des Galeries Lafayette de Marseille).
- Février 2015 : lauréate du prix Canson Art School section Façade

Langues : Français(maternelle), Anglais, Allemand

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Lyon, FRANCE
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Email: salome.fauc@free.fr

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